Né à Rennes et installé à Montpellier depuis plus de vingt ans, je développe, sous le nom de Fonk, une pratique entre street art et typographie. Graphiste de métier, je viens à la peinture par ma rencontre avec le 411, tiers-lieu montpelliérain dédié à l'art. C'est là que mon geste quitte le cadre de l'écran pour gagner la matière.
Mon travail explore le mouvement, l'énergie et le jeu des formes et des couleurs. J'aime saisir l'instant, laisser la matière s'exprimer et observer comment les contrastes et les superpositions donnent vie à une composition. La lettre y reste une présence souterraine : héritée de la typographie et du graffiti, elle se dissout, se fragmente, devient signe et rythme plutôt que mot.
Guidé par l'instinct, je travaille avec différents médiums (peinture, encre, pastel, spray) que je superpose et confronte. Chaque couche dialogue avec la précédente : je provoque l'accident autant que je le maîtrise.
Issu du geste mural et de l'espace public, mon travail garde de ses origines le goût de la rencontre directe, frontale. Pour moi, peindre c'est provoquer un face-à-face qui se passe de mots et traverse les langues.